Gérard Bassetto de l'ombre à la lumière

FINALE DU CHAMPIONNAT LÉZIGNAN - LIMOUX (SAMEDI 17H45 À NARBONNE).- Gérard qui ? On exagère à peine, car qui connait réellement l'entraîneur du XIII Limouxin ? On a tenté d'en savoir plus, à trois jours du clou de la saison.

Si les feux sont généralement braqués sur le talentueux conseiller sportif des Blanquetiers, Olivier Janzac, un autre technicien est à la baguette des champions de France en titre. A 46 ans, Gérard Bassetto, l'entraîneur, n'a jamais défrayé la chronique comme joueur, et à peine davantage en qualité d'éducateur.

"Ma profession de cuisinier m'a empêché de voir plus loin que les juniors B de l'AS Carcassonne", explique celui qui, "à l'exception de celui de talonneur", a occupé tous les postes, principalement troisième ligne, ailier et centre, d'abord à la fameuse MJC de la préfecture de l'Aude, ensuite chez les juniors de l'ASC.

"J'évoluais avec les juniors B, et quand le besoin en équipe Espoirs se faisait sentir, je dépannais et côtoyais alors Rémy Riverola, Patrick Costes, Eric Bonnet, entre autres", se souvient Gérard Bassetto, qui après une coupure de plusieurs années, revint en 2010 dans le circuit en qualité, cette fois, d'entraîneur des benjamins, puis des minimes de l'ASC, doublé Coupe - Championnat à la clé, en compagnie de "Momo" Sabri et Florian Diaz, à la tête de joueurs ayant, depuis, fait leur chemin, comme Lucas Albert, Lambert Belmas, Anthony Delgado, Vincent Albert...

Et quand Limoux se mit en quête d'un entraîneur, pour son équipe minimes justement, c'est vers lui que se tournèrent les dirigeants "rouge et noir".

Bien leur en a pris, car Gérard devenait en 2014 entraîneur assistant, en chargé de la vidéo.
Depuis, diplôme fédéral en poche, il est le digne pendant d'Olivier Janzac à la tête d'une équipe qui lui tient forcément à coeur.

Comment vous répartissez-vous les rôles, avec Olivier Janzac ?

L'aspect technique est l'affaire d'Olivier, alors qu'avec le préparateur physique Loïc Carpène nous intervenons sur la réathlètisation, de manière la plus pointue possible, en utilisant des méthodes innovantes. Je suis en outre chargé des stats, et de la vidéo, tant collective qu'individualisée. Enfin, les jours de match, je suis sur le bord du terrain.

Qui sont les autres membres du staff technique ?

Le kiné Anthony Pech, et le soigneur Laurent Garrouste, qui accomplissent beaucoup de travail.

Quels joueurs sont le plus à l'écoute ?

Franchement, tous, même si les trois poteaux de Limoux sont Maxime Herold, Sylvain Teixido, Mathieu Mayans, auxquels il convient d'ajouter le Carcassonnais Jérémy Guiraud.

Quelle est la marque de fabrique des entraînements de Limoux ?

Ils sont volontairement très courts, basés sur le rythme, et la qualité.

Les dirigeants du XIII Limouxin les plus proches des joueurs ?

Tous forment une authentique famille, à l'image de Anne Loeuillet, Jean-Jacques Arzens, Frédéric Teixido, mais on ne saurait les dissocier des autres dirigeants.

Qu'est-ce que Limoux devra mettre en avant pour espérer conserver son titre ?

Rentrer avec envie, se montrer plus agressif que lors des derniers matchs, éviter le stress lié à l'évènement, rester ensemble de la première à la dernière minute de la rencontre. Et chercher à mettre en place notre plan de jeu. Et si les gars n'y parviennent pas, il leur faudra jouer au rugby, tout simplement, en se montrant aussi patients qu'ils l'ont été lors de la finale 2016.

Les points forts de Lézignan ?

L'entonnoir qu'ils pratiquent, en défense, et leur faculté à être performants sur les extérieurs. Il faudra aussi faire très attention à Rémy Marginet.

L'état d'esprit du groupe, à quelques jours du rendez-vous ?

Serein.