"Lord Tim" Wilby : "Pélissier est un grand combattant"

DRAGONS - WAKEFIELD (SAMEDI 18H STADE BRUTUS).- Tim John Wilby, jeune retraité de 58 ans, vit à Londres mais revient à chaque fois avec plaisir à Brutus, où il signa quelques performances de choix sous le maillot du Pontet. La saison passée, il assista au match contre Leeds, le club de son ami Gary Hetherington, directeur exécutif des Rhinos. Samedi, il encouragera les Catalans, face aux Wildcats, après avoir fêté, la veille à la Pizzathèque de la famille Pélissier, à Canet-en-Roussillon, le mariage de son neveu, Ricky Wilby, avec la douce Natasha. Les impressions de celui qui a marqué l'histoire de son club de coeur, Hull FC, et qui porta également avec bonheur les couleurs de Tonneins et de Lézignan.
Tim, à gauche sur la photo, et Ricky Wilby.
Tim, à gauche sur la photo, et Ricky Wilby.

Rugbyman voyageur, entre Leeds (1979-80), Hull FC (1980-81, 82-83, 87-88, 88-89, 89-90), Wigan (83-84), Sheffield (90-91), Warrington, Canberra en Australie, London Broncos (entraîneur-joueur), Tonneins (81-82), Lézignan (demi-finaliste de la Coupe et du Championnat en 84-85), et Le Pontet (85-86 et 86-87), Tim Wilby avait comme atouts la taille, l'élégance (d'où son surnom, en référence au héros du roman de Joseph Conrad, Lord Jim), et surtout une redoutable efficacité, au pied ou ballon en mains, avec comme caractéristique un saisissant pas de l'oie.

Celui qui succéda également à l'immense Bev Risman comme coach de l'Université d'Oxford dans la prestigieuse Varsity Cup face à celle de Cambridge, a notamment été champion d'Angleterre, au centre, avec Hull FC en 1982-83, avant de remporter le doublé Coupe - Championnat de France avec Le Pontet en 1985-86, à l'ouverture, associé à la charnière à Thierry Bernabé, et sous la houlette du regretté entraîneur catalan Yvon Gourbal.

Capable, également, d'évoluer en troisième ligne, il inscrivit, comme ailier, un essai lors de la fameuse finale de Cup perdue le 3 mai 1980 à Wembley face au Hull KR des célèbres Phil Lowe, Clive Sullivan, Brian Lockwood, Roger Millward et Len Casey.

Natif de Hull, où il fit trembler les travées du vieux Boulevard Ground cher aux Airlie Birds des eighties, l'oncle de Ricky, le journaliste anglais préféré des Dragons, suit toujours attentivement l'actualité de la rugby league, "regarde tous les matchs sur Sky Sports", et assiste régulièrement aux rencontres disputées par les London Broncos et Leeds.

Quels souvenirs évoquent pour toi le stade Brutus ?

J'y ai disputé mon premier match, en 1981-82, avec Tonneins, aux côtés notamment de Wally Fullerton-Smith (ndlr : un deuxième ligne qui glana ensuite huit capes avec les Kangourous, entre 1983 et 1988) et de Terry Webb (ndlr : plus tard pilier de Leeds en 1983-84, 84-85, 85-86), et en face Jean-Jacques Cologni faisait son retour, après une longue suspension (ndlr : victoire du XIII Catalan 24-4).

Qu'est-ce qui différencie la Super League 2016 du championnat d'Angleterre des années quatre-vingt ?

Les joueurs sont bien plus rapides, de nos jours, mais ils pêchent au niveau de la lecture du jeu, ne cherchent pas suffisamment à exploiter les faiblesses de l'adversaire. Leur souci principal consiste à arriver au cinquième tenu, pour ensuite taper…

As-tu vu jouer Wakefield, récemment ?

Oui, les Wildcats ont intégré deux ou trois jeunes de qualité. Le demi Jacob Miller est excellent, Mickaël Simon est solide, et j'apprécie l'esprit de leur jeu.

Quelle est la meilleure équipe, cette saison ?

Les Catalans, en dépit de leurs récents résultats. Ils ne jouent pas à leur niveau, actuellement, mais sont capables de battre n'importe quel adversaire, notamment grâce au fait que les joueurs français se sont hissés au niveau des étrangers. Je suis juste dégoûté par leur défense, ces derniers temps.

Quel Dragon te fait la meilleure impression ?

Tony Gigot, qui est toujours compétitif. J'aime beaucoup, en outre, Eloi Pélissier, petit par la taille mais un grand combattant.

De tous tes anciens coéquipiers en Angleterre, lequel était le plus rugueux ?

Le pilier gallois Trevor Skerrett (ndlr : dix sélections avec les Lions britanniques), à Hull FC.

Et en France, parmi tes adversaires cette fois ?

Guy Delaunay.

Le plus talentueux de tes rivaux anglais ?

Ellery Hanley.

En France ?

Patrick Entat.