Une première rentrée aux vestiaires sous les huées, un coup de boule de Le Corvec au passage, d'où une deuxième période disputée à 14.
13-3 à la mi-temps, 19-12 à la sirène, Agen a fait une bonne affaire, méritée en plus, et les Perpignanais ont leurs yeux pour pleurer.
De rage après les trois pénalités, d'ordinaire dans ses cordes, ratées par Porical (15, 35, 49).
De frustration après les occasions envolées par excès de précipitation ou manque de discipline.
De colère après la soupe d'en-avant servis à 11 204 spectateurs ébahis par tant de maladresses : Hume, Boulogne, Freshwater en première mi-temps, Laharrague, sorti dans la foulée (41) par Jacques Delmas, donc doublement humilié, Hume encore (52), Pérez (76), et on en oublie peut-être.
Même la bronca était enrouée, c'est dire…
Bien que maladroits à la réception des chandelles adverses, comme balle en mains (longue passe mal assurée de Cross, une autre aux chaussettes, une dernière à l'adversaire, du même centre australien, par ailleurs pas le plus mauvais de son équipe), les Perpignanais auraient cependant pu l'emporter, comme quoi en face on brilla plus par l'esprit d'entreprise que par le génie.
Mais deux pénaltouches galvaudées, sur la fin, ne récompensaient pas les efforts déployés à quatorze, en seconde période. Deux pénaltouches, donc, pour des prunes… d'Agen, vainqueur d'un match sans relief, ponctué d'un seul essai : percée sans opposition d'Ahetaeilola, à la 11è minute, conclue par Pelesasa.
Bonsoir tristesse, et pauvre rugby… français, avec onze étrangers sur quinze dans l'équipe de départ, au SUA…