TEST MATCH / FRANCE - ALL BLACKS (18-38) : Guy Novès ; "la deuxième mi-temps, c'est le smic"

Malgré une deuxième période honorable face à la Nouvelle-Zélande, samedi (18-38), Guy Novès, le sélectionneur tricolore, peinait à trouver des raisons de se réjouir après une si mauvaise entame de match.
Malgré une deuxième période honorable face à la Nouvelle-Zélande, samedi (18-38), Guy Novès, le sélectionneur tricolore, peinait à trouver des raisons de se réjouir après une si mauvaise entame de match.

Votre ressenti après ce lourd échec ?


"La première période ne correspond pas au niveau d'une équipe internationale, même si nous avons un respect immense pour ces Néo-Zélandais qui nous oblige à voir leurs énormes qualités, persistait et signait Guy Novès. "Nous n'avons pas été des adversaires valeureux sur cette première mi-temps. On l'a vu immédiatement avec énormément de ballons perdus où la technique ne rentre même pas en jeu. Ce sont des ballons simples sur lesquels il y avait une absence d'agressivité. On gagne encore deux ballons en touche et reperdus de suite. Notre mêlée s'est effritée jusqu'à ce que l'on retrouver à 14 et là, face à eux, c'est forcément difficile.  

Et le deuxième acte ?


"Je ne peux pas dire qu'il y a deux matches et que l'on est contents de la seconde période. On n'est pas rassurés. Les joueurs ont pris conscience qu'on ne pouvait pas avoir le même comportement que lors de la première mi–temps pour pouvoir exister dans ce genre de match. Ils ont vu qu'en respectant un peu plus le maillot et l'adversaire on pouvait un peu plus rivaliser en seconde.

Que s'est-il passé à la mi-temps ?


"Il y a eu une prise de conscience. Bizarrement, il a fallu un électrochoc qui s'est fait sans avoir à crier. Mais l'important, c'est de comprendre comment on a pu démarrer ce match dans ces conditions ? Après, en partant de si loin après la pause et en étant si mauvais pendant quarante minutes, notre deuxième période, c'est quand même le smic. On ne peut pas se satisfaire de cela aujourd'hui."

Pourquoi une première période mal maîtrisée ?


"Si je le savais, je pense qu'on n'aurait pas vécu cette première période d'un très faible niveau. Nous pensions que leur capacité à livrer un grand match était là. On l'avait préparé pour cela. Les circonstances en ont décidé autrement. Ç'aurait été un véritable drame s'il n'y avait pas eu cette deuxième mi-temps. Donc cette semaine, on va essayer de trouver pourquoi on a abordé ce match avec si peu de saine agressivité."

Votre sentiment sur le jeune duo Dupont-Belleau ?


"Ils ont répondu à ce que l'on pensait d'eux : des qualités individuelles. L'un et l'autre n'ont pourtant pas toujours bénéficié de ballons de qualité. On a vu les qualités individuelles d'Antoine, sa capacité à faire des différences. Il progresse beaucoup. Quant à Anthony Belleau, à un tel niveau, c'est intéressant de le voir capable de réaliser certaines actions et conduire un match pas si simple pour lui. Il me semble qu'il a essayé de remplir sa mission telle qu'on le lui avait demandé."



Le test de mardi, à Lyon, contre ces mêmes All Blacks ?

"Il servira évaluer les joueurs français valides. J'attends de voir ce que valent ceux qui vont jouer. François Trinh-Duc rejoindra ses copains mardi, tous les autres sont frais. Ce sont des joueurs qui, eux, ne devraient pas être surpris dès le début du match. Donc on va voir sur qui on peut compter pour la suite."